Bachelor et Master communs

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Genèse

La naissance des programmes communs résulte de la mise en place de la structure européenne des études, assortie des recommandations de la CRUS à l’échelle nationale. Dans certains secteurs, force était de constater que les universités romandes ne parvenaient pas à construire un bachelor (de trois ans) et un master (d’une année et demie au moins) dans tous les domaines où elles proposaient auparavant une licence (de quatre ans):

  • parce qu’elles manquaient de ressources d’enseignement (trop peu d’enseignants)
  • parce que les effectifs étaient trop faibles au niveau du master (trop peu d’étudiants)
  • parce que la création indispensable de masters à vocation généraliste risquait d'absorber les ressources de  chaque institution, l'entravant dans le développement de pôles d'excellence (trop peu de moyens financiers)

Dans certains secteurs, il est vite apparu que réunir les enseignants romands permettait de répondre au déficit de cours, que réunir les étudiants romands permettait d’atteindre les effectifs recommandés par la CRUS, que réunir les profils des unités de recherche permettait de satisfaire au besoin d’orientation et de spécialisation des masters.

La mise en commun des étudiants, enseignants et ressources financières permet, dans certains secteurs, d'offrir à la fois les masters généralistes dont chaque institution a besoin et de développer des programmes originaux par leur spécialisation ou leur interdisciplinarité.

A l’origine des masters communs, il y a toujours au moins deux de ces données de départ auxquelles s’ajoute nécessairement un désir de travailler ensemble. Que l’initiative d’un programme commun provienne des enseignants, des décanats ou des rectorats, le travail du Triangle Azur consiste avant tout à mesurer des données objectives et à évaluer des données humaines. Il n’y a donc pas de «recette» que l’on puisse appliquer automatiquement et chaque programme commun est une aventure.

Structure

Chaque programme commun est différent dans sa structure. Plusieurs modèles ont fait la preuve de leur efficacité:

  • Un programme Azur peut être constitué d’un tronc commun et d’un choix de plusieurs orientations (ou spécialisations) correspondant aux compétences de recherche spécifique à chaque site
  • Un programme Azur peut être composé de plusieurs disciplines (principale/secondaire, majeure/mineure, etc.) dont la combinaison dépend du choix de l’étudiant. Les disciplines sont réparties entre les différents site.
  • Un programme Azur peut naître de l’addition des forces et des compétences, assurant une couverture optimale du domaine étudié (par ex. Master en comptabilité, contrôle et finance).
  • Un programme Azur peut résulter de la volonté de créer un cursus original en combinant des compétences spécifiques et complémentaires (par ex. Master en biogéosciences).

Remarquons que ces modèles de programme Azur représentent la formalisation d’une collaboration qui peut prendre d’autres aspects tout en visant le même objectif. Ainsi, les branches externes des cursus de lettres ne débouchent pas sur l’émission de titres communs alors que leur esprit est le même que le modèle de répartition des disciplines décrit ci-dessus. On peut s’échanger des enseignements, afin de compléter les lacunes des uns et des autres, sans vouloir unifier les cursus et construire un diplôme commun (par exemple : le travail actuel sur le français médiéval au niveau master). Les discussions peuvent aussi aboutir à une répartition des spécialités aboutissant à des programmes différents sur chaque site, évitant ainsi de mettre en concurrence des programmes de même nature.

Fonctionnement

Les programmes communs n’ont pas tous la même histoire, la même structure et ne fonctionnent pas tous de la même manière. Parfois, seuls les enseignants circulent, dans d’autres seuls les étudiants se déplacent pour des journées organisées par site. Dans d’autres cas, ce sont des semestres entiers, voire des années, qui se déroulent sur un site, alternativement sur un autre.

Le caractère commun d’un cursus ne dépend pas du nombre de kilomètres effectués par ses acteurs (enseignants et étudiants), pas plus qu’il ne dépend du nombre d’heures de cours que chaque étudiant reçoit de la part des enseignants «venus d’ailleurs». Le caractère commun d’un cursus s’évalue à l’échelle de sa construction globale et à l’aune des effets structurants qu’il peut avoir sur la répartition des compétences entre les trois universités.